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LES CATHARES

  • Photo du rédacteur: Feriel
    Feriel
  • 31 août 2025
  • 4 min de lecture

Je suis particulièrement touchée par les mots et maux que vous me partagez. Qu’ils soient physique, psychique ou émotionnels, nous sommes tous remués voire secoués dans un tambour de machine à laver qui s’appelle “la civilisation moderne”.

Ainsi, j’aimerai vous faire un parallèle entre ce que nous vivons collectivement et les croyances Cathares, alors que nous vivons sur d’anciennes terres Cathares. Leur philosophie était très proche du Yoga avec ce que les yogis décrivaient comme une séparation de la Source - cette déconnexion à nos âmes, à notre essence originelle.

Les Cathares étaient considérés comme des hérétiques par l’église Catholique du Royaume de France - ce qui leur a couté la vie au travers de nombreux massacres (le Sac de Béziers, la Croisade contre les Albigeois, …).

Dans l’histoire de l’humanité, tout ce qui est “nouveau” (idée, pensée, croyance, etc.) est d’abord rejeté et combattu; car cela vient remettre en cause tellement de chose dans notre façon de vivre et être qu’on préfère faire taire l’idée que de se remettre en question et de tout revoir dans notre monde et mode de vie. De plus, par mécanismes souvent inconscient de survie, l’individu préfère se fondre dans la masse même si il n’est pas d’accord que d’oser revendiquer haut et fort son opinion au risque de se faire exclure et donc au risque de mourir (la survie, dans nos racines profondes, dépend de notre clan, un peu comme une meute, nous sommes des êtres sociaux ayant besoin d’un clan pour la survie). Il est donc difficile d’être un Cathares à l’époque, tout comme il est difficile, encore aujourd’hui, de porter un opinion réellement différent de la croyance générale. Toutes celles et ceux qui aujourd’hui ont un discours différent de la doxa, le discours officiel normalisé par les média, se font couper l’herbe sous le pied, ridiculiser voire diffamer / assassiner par la sphère médiatique; afin de ne pas laisser leurs idées se propager. Le discours Cathare mettait en péril le pouvoir et la fortune du Clergé de l’époque alors il fallait les brûler. Il n’y a plus de bûcher aujourd’hui mais l’idée est la même : séparer, faire taire, faire peur.

Mais alors que revendiquaient les Cathares au juste pour mériter le bûcher ?!

Les Cathares décrivaient un dualisme absolu - une séparation entre l’existence d’un monde du bien et celle d’un monde du mal. Avec un monde du mal qui se serait emparé de l’existence physique / matérielle et qui serait en mesure de corrompre le monde du bien et les êtres qui le composent en les faisant tomber dans l’avidité, la cupidité, la jalousie, la médisance, la cruauté, la peur, etc. Le monde du bien, celui de dieu, dans l’invisible, correspondrait au monde originel de nos âmes avant d’avoir été corrompues au travers de l’incarnation.

Une philosophie proche des enseignements yogique, les Cathares évoquaient des cycles d’incarnation ainsi que cette séparation, après incarnation, de la source (la source pouvant faire référence au monde du bien chez les Cathares).

Savoir ceci ne nous aide pas directement dans nos maux du quotidien car le monde physique/matériel est bel et bien infesté et qu’il est dur, voire impossible, de ne pas être impacté.

Infesté de polluants, infesté de valeurs inversées, infesté de fausses croyances, infesté d’âmes perverties faisant du mal impunément, etc. Oui c’est la réalité dans laquelle nous vivons. Ainsi, nous sommes pris dans cette dualité entre deux mondes (du bien et du mal) qui s’opposent et se font la guerre, parfois à l’intérieur même de nos propres corps avec une séparation Corps / Esprit. Imaginez seulement 1 seconde comment la vie serait difficile si on venait à vous decapiter (excusez moi pour l’image) et que vous vous retrouviez à vivre sans votre tête - la survie semble impossible sans vos yeux, votre cerveau, etc. Et pourtant, nous sommes tous “decapités”, ce n’est pas notre tête physique qu’il nous manque, mais la connexion à notre âme - qui est le capitaine du bateau et qui nous a été enlevé à l’incarnation. Sans capitaine, le bateau part à la dérive, est influencé par les courants, ne sait plus que faire pour arriver à destination. Il se perd, chavire, tourne en rond, se heurte à des obstacles et j’en passe, pour peut-être finir échoué sur une rive, si ce n’est coulé dans les fonds marin. Cette vision d’un monde physique/matériel infesté de mal est la philosophie Cathare. Une vision qui se rapproche des enseignements yogique qui invitent perpétuellement à cette re-connexion à soi et au grand tout (le monde du bien ?!).

Alors voilà, si nous devions tirer un enseignement des Cathares, sans tomber dans des croyances d’un monde subtil qui en dérange plus d’un, alors j’aimerai simplement vous inviter à vous poser la question suivante afin de faire preuve d’humilité et honorer l’acceptation de ne pas tout savoir :

À quelle hérésie faites-vous vous même opposition ? On peut parler de croyances religieuses, mais il y a également toutes les hérésies scientifiques, capitalistes / financières, celles de l’éducation nationale, l’alimentation, l’évolution technologique, de votre profession, bref tous les sujets sont bons à prendre car la seule façon de sortir des mailles du filet est de s’en défaire noeud après noeud. Celui qui ne remet rien en question n’est pas maître de son bateau et n’en choisit donc pas la direction 💫🙏.

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